Dans un entretien accordé au magasine Vanity Fair, le septuple champion du monde a réaffirmé une motivation intacte. A 37 ans, le Britannique a toujours envie de lutter contre les adversaires en piste et les préjugés.

« Je n’ai jamais aimé que l’on me dise ce que je dois faire. » En une phrase, Lewis Hamilton a posé le décor. Tout au long de l’interview accordée à Vanity Fair [article en anglais], publiée lundi 8 août, le Britannique ne va pas dévier de trajectoire. Celle d’un homme de convictions. Enfance difficile, racisme, critiques sur son mode de vie extra-sportif, sentiment d’injustice après la perte du titre mondial la saison dernière… la superstar de la F1 peut faire face à tout. Tout sauf les araignées et le trafic routier.

Lewis Hamilton a toujours détonné. De ses débuts en F1 (« J’avais le sentiment de ne pas être le bienvenu ») jusqu’à aujourd’hui où son style vestimentaire fait encore parfois polémique (« Un pilote de F1 ne doit pas avoir de piercing et de personnalité ? »), il est toujours resté fidèle à sa ligne de conduite. Ainsi est l’homme de Stevenage, que sept titres de champion du monde et 103 victoires en Grand Prix ne sont pas venus corrompre.

Battu par un père et son fils, sans autre raison que la couleur de sa peau, dans un magasin de Newcastle lorsqu’il avait 12 ans, Hamilton a dû, très jeune, faire face au racisme. Il en a gardé le souvenir amer (« aujourd’hui encore je ressens à quel point c’était horrible »), mais il s’est aussi construit autour de ça. Dès l’école, où il était dyslexique, le jeune Lewis a été confronté à l’adversité. Par bonheur, il avait ce don. Un don découvert très tôt, quand, à l’âge de six ans, il ridiculisait des adultes dans des courses de voitures télécommandées.